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mercredi 2 novembre 2011

Crise des disques dur

Lu dans PC INpact : la crise des disques va mettre Asus en rupture de stock. C'est tout de même un indicateur de l'importance de la crise, et de la relative fragilité du secteur. Crise, crise, crise... On ne parle que de crise en ce moment : crise de la dette, crise de l'euro, crise politique, crise des disques dur, crise financière... Certains y verront la fin du monde, d'autres une turbulence passagère, certains l'indice d'un changement de paradigme économique et politique.

C'est l'hypothèse d'un économiste, Brian Arthur, qui juge que c'est l'émergence d'une seconde économie, consistant en l'automatisation de larges pans de l'économie réelle, qui conduit à une crise de la prospérité - ou plus exactement de sa distribution. Avec 2.4% de l'augmentation de la productivité annuelle, soit on licencie 2.4% des salariés, soit on augmente la production de 2.4%. La logique de redistribution aux actionnaires conduit plutôt à la première hypothèse. Or, si on licencie, qui achète les produits ? A terme, le système devient instable, même si la prosperité est au rendez-vous, et c'est ce qui est en train d'arriver. Un article très intéressant, car il ne se contente pas d'étudier la dynamique économique, il dessine, en filigrane, une issue enthousiasmante.

lundi 31 octobre 2011

Hausse attendue du prix des disques durs

La forte concentration des outils de production dans certaines parties du monde pose parfois des risques inattendus (c'est la nature du risque, me direz-vous) : en ce moment, les dramatiques inondations en Thaïlande ont endommagé notamment les usines de Western Digital, et Seagate annonce des délais importants de livraison. 

Après la tragédie japonaise de Fukushima, qui avait impacté la fabrication des supraconducteurs, c'est la seconde fois cette année que des catastrophes démontrent la fragilité et la dépendance de secteurs ultra-perfectionnés à certains rares outils de production.

La concurrence et la volonté de baisser les coûts conduit les constructeurs à la concentration dans des régions où la main d'oeuvre est bon marché, ce qui rend cette production sensible aux ce type d'évènements. La concentration boursière suit la concentration de la production, comme le prouve la diminuation rapide du nombre de fabricants de disque dur à 3 (ce qui correspond à une règle marketing de la mondialisation : tous les secteurs à maturité ont un leader, un follower, un outsider, représentant à peu près 60, 30 et 10% de PDM).

Acer annonce déjà une baisse prévue de sa production et de ses ventes, car les prix vont augmenter.

D'autres métiers sont lourdement impactés, notamment les hébergeurs de site Internet, qui sont de gros consommateurs de disques durs, et l'on peu aussi penser à Facebook, qui accuse quelques petaflops de données hébergées.

dimanche 9 octobre 2011

La licence globale existe : je l'ai vue !

Cela fait longtemps que l'on parle de la licence globale (plusieurs années, le concept est apparu au moment de l'explosion du téléchargement peer-to-peer, il y a plus ou moins huit ans) et que les majors la refusent, généralement suivis par les législateurs de différents pays.


Le prétexte n'est pas bien clair, mais le fondement est bien identifié : les majors espèrent faire beaucoup plus d'argent en imposant des prix élevés à l'unité plutôt qu'en trouvant de nouveaux modèles de rémunération, notamment la licence globale.

C'est quoi, la licence globale, pour ceux qui découvrent le sujet ? Et bien c'est un principe où chaque internaute paie une petite somme (autour de 2€), en échange de quoi, on a accès à tout le catalogue musical, et de facto, on peut télécharger / échanger autant que l'on veut. Bien sûr, c'est pas juste pour les gens qui n'écoute pas de musique sur Internet : mais c'est aussi le reproche que l'on fait à la redevance. Personnellement, je ne regarde pas la télévision, je n'ai pas d'antenne, et je paie la redevance quand même (et c'est beaucoup plus cher que 24 € / an). Alors je veux bien que l'on discrédite la licence globale, mais on en profite pour faire sauter la redevance, merci.

Selon Pascal Nègre et ses amis des majors, c'est un "vieux modèle", "insuffisant pour financer la création" (d'après lui, 1 milliard de revenu par an, c'est pas assez pour financer la création). Et il défend le modèle des abonnements type Deezer / Spotify.

Je me suis abonné pour voir à Zune. C'est le système de diffusion musicale de Microsoft, que je récupère via ma Xbox 360. Où est la différence ? J'ai accès, contre un abonnement mensuel, à un immense catalogue musical. Où est la différence ? 

La différence, me direz-vous, c'est que je n'ai toujours pas le droit de redistribuer la musique que je télécharge (car pour l'écouter, je dois la télécharger ; seulement elle n'est pas stockée sous une forme exploitable sur mon PC). M'enfin, il me semble que cela n'a jamais été le coeur du débat : les gens veulent simplement pouvoir écouter de la musique via Internet. La redistribution est une épiphénomène de cette volonté, simplement parce que le P2P fonctionne de cette façon.

Je n'ai pas la possibilité, dans cette configuration, de graver des cd que je pourrais écouter dans ma voiture, transférer sur un baladeur, prêter à un ami. Evidemment, techniquement, c'est assez facile de capturer le flux audio, plutôt de bonne qualité d'ailleurs, vers un graveur CD de salon ou mon ordinateur. Cependant, c'est en principe interdit.

C'est là la pierre d'achoppement du système. Les utilisateurs réclament le droit de copier, prêter, transférer leur musique sur n'importe quel support ou périphériques. Les éditeurs, majors, et autres intermédiaires, souhaitent pouvoir faire payer l'utilisateur à l'usage. Evidemment, cela peut leur rapporter potentiellement beaucoup plus. Mais dans les fait, c'est un échec : d'abord le téléchargement illégal ne faiblit pas, ensuite les ventes directes de cd ne cessent de diminuer, même si la situation est beaucoup moins grave que les majors ne le hulullent en permanence. 

Car ce qui est menacé, ce n'est pas la création, ni la musique. C'est la position d'intermédiaire de ces groupes qui ne contrôlent, finalement, que des droits d'exploitation des oeuvres. Un artiste peut se passer d'eux en réussissant sa promotion via Internet. Ce n'est pas facile, mais ce n'est pas facile non plus hors Internet ; il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus. Un artiste peut se passer d'eux en vendant ses titres via Internet. Et donc la seule réelle richesse de ces énormes groupes, c'est leur catalogue. Et pour en retirer le maximum, ils distillent celui-ci très précautionneusement (en détournant l'attention en proférant des énormités sociales et économiques).

Cependant, de mon point de vue, cette licence globale existe déjà. Elle va se perfectionner, s'étendre, mais j'ai déjà la liberté d'écouter sur ma chaîne (et c'est là l'essentiel) un catalogue immense, contenant bien plus d'oeuvre que je n'en connais, pour une somme inférieure à un demi-cd par mois. Je n'ai pas besoin d'acheter ces CD : ma CDthèque se couvre de poussière tellement je réécoute peu mes albums. Ici, pas de gaspillage, peu de ma matière première, je peux écouter sans discontinuer Eiffel parce que j'aime bien ça en ce moment, et passer à autre chose quand j'en ai assez. Je peux découvrir de nouveaux artistes que je n'aurais certainement pas acheté en magasin. Même pour les enfants, il y a des choses à écouter.

En outre, du point de vue des Majors, quels pratiques commerciales sont à explorer ! Ils pourraient être capable de connaitre nos goûts individuels, savoir qui écoute réellement tel artiste ou albums, quels chansons sont préférées dans un album, ils pourraient faire des suggestions, bâtir des playlists d'ambiance, nous tenir informés des concerts ou des goodies des artistes... bref, transformer un flux d'information en consommation, ce qui est leur but ultime, après tout ; et le tout pour un coût dérisoire par rapport à un équivalent IRL. Le tout en accompagnant les changements d'usage irrévocables de leurs consommateurs.

 Le dernier frein à cet usage, c'est le DRM : la restriction d'usage implanté dans le bien consommé. Il doit disparaître - il va disparaître, parce qu'il est contre-productif. Ceux qui l'utilisent perdent la partie, car les utilisateurs renoncent à utiliser leurs services. Apple, leader et pionnier de ce marché, pourtant très restrictif, a fait disparaître une bonne partie des DRM des versions téléchargées. Et on pourra aussi faire disparaitre la Hadopi, organe coûteux, inutile, qui essaie d'imposer une solution réglémentée dans un problème de marché (c'est à dire l'exacte contraire que l'antienne de droite ordinaire : le marché, le marché, le marché), qui plus est financée par un contribuable déjà bien mis à contribution. Ce n'est pas au denier public de répondre à des modifications structurelles économiques d'un marché privé (qui n'est pas vital comme la santé ou l'éducation, j'entends). Qui s'est soucié de la mort des petits développeurs photo à l'arrivé du numérique ? Personne au gouvernement. Alors pourquoi se préoccuper des dividendes d'Universal ?

De mon point de vue, la licence globale existe déjà, puisqu'en contrepartie d'une petite somme, j'ai accès au catalogue des principales majors. Dans un monde idéal, j'aurais aussi accès aux petits labels, aux chaines Youtube, etc, mais c'est déjà un gros début. Ce qui manque et doit évoluer, c'est étendre cet usage à plusieurs terminaux. Quand ce sera fait, si nous avons tous accès au même catalogue, il n'y aura plus de question de copie ou d'échange : ce ne sera tout simplement plus nécessaire, il suffira d'échanger un lien, un nom, un titre : comme nous échangeons des URL d'articles de journaux. La dématérialisation, quoi. 

dimanche 2 octobre 2011

La terre vue du ciel

Rien à voir avec l'informatique ou Internet, mais j'ai trouvé cette vidéo assez fabuleuse : c'est un montage de 7 minutes de ce que voient les astronautes depuis l'espace, d'une qualité époustouflante. On voit les terres, les montages, la mer, le reflet du soleil sur l'océan, le cyclone Florence... Rappel d'humilité et de respect pour la planète.

mercredi 28 septembre 2011

Trois petits liens sur l'actualité des tablettes / smartphones

Le torchon brûle entre Apple et Samsung : naguère en relations commerciales privilégiées (Samsung livre à Apple mémoires, processeurs et écrans), les deux compagnies se livrent désormais une guerre judiciaire. Conséquence directe : Apple cherche désormais des fournisseurs alternatifs.

Un second article rapporte que Gartner confirme la suprématie d'Apple en matière de tablettes, grâce à la qualité du matériel et des logiciels de l'iPad. Jusqu'en 2014, Apple devrait rester majoritaire sur ce marché, talonné par Android, qui doit encore améliorer son interface pour être concurentiel (je confirme cette opinion, ayant eu l'occasion de comparer iPhone et HTC/Android), et on attendra les résultats de l'outsider GoogleOS.

Sur le marché des Smartphone, Samsung semble connaitre un beau succès avec son Galaxy S II - ce qui va agacer Apple encore davantage...

vendredi 23 septembre 2011

Quelques considérations sommaires sur Facebook...

Est-ce l'apparition de Google + ? En tout cas, les dernières annonces de Facebook éclipsent l'ouverture complète du réseau social de Google.

Facebook qui permet déjà la vidéo avec des correspondants, permettra très prochainement d'activer le partage automatique de la musique que vous écoutez en ligne, des actualités que vous êtes en train de lire ; bref, au-délà du statut, des informations sur votre activité que vos amis pourront découvrir et commenter.

Je trouve que l'approche de Facebook intéressante. La Timeline est une conséquence assez logique de notre propension à stocker et partager en ligne toutes nos pensées, évènements, infos, maladies, problèmes, joies, photographies, vidéos persos ou rigolotes, musique, découvertes... La Timeline, c'est simplement le marquage d'évènements importants dans la chronologie permanente de votre profil : naissance, rencontres d'amis, déménagements, décès, travail, rencontres amoureuses, naissances d'enfants... de façon à proposer un condensé rapide de la vie d'une personne.

Un site comme Facebook, avec assez de temps et d'utilisateurs représente une fantastique mémoire. Imaginez vos petits-enfants : ils pourront peut-être connaitre leurs grand-parents, leurs goûts, leurs amis, leurs expressions favorites, leurs films et musiques favorites, et leurs dernières journées, leurs derniers statuts avant de disparaître... simplement en consultant leur profil Facebook. Quelle généalogie ! C'est une mémoire de l'humanité, individualisée !

C'est d'ailleurs un aspect plutôt ignoré actuellement : la mort. Que faire des profils des personnes décédées ? Les supprimer, au risque de laisser disparaître toute cette mémoire ? Laisser un enfant ou le conjoint administrer le compte? Ou laisser le compte ouvert, public, comme un fantôme dans un cimetière... Sacré perspective, n'est-ce pas ? 

Bien sûr, la vie privée, le droit à l'oubli... Oubliez. Si vous publiez sur Facebook, c'est pour partager et retenir. Sinon, il ne faut pas diffuser ses informations de façon publique. Nul n'est obligé d'y tenir un compte Facebook, mais on peut le tenir bien ; et même s'y tenir en gardant en tête cette notion de mémoire, d'héritage... Ignorons les statuts "je prends un bain" ou "Pff vivement vendredi soir" ; on peut composer son profil en choisissant de divulguer des informations factuelles qui vous transforment : j'ai lu un livre passionnant, vu un film émouvant, passé une belle soirée.. Tout ceci restera ou vous survivra peut-être... Il vous reste à choisir, sans mentir, ce que vous voulez laisser en réminiscence...

mercredi 21 septembre 2011

Du nouveau sur les réseaux sociaux

PC INPACT publie un petit dossier sur les nouvelles fonctionnalités de facebook et notamment la notion d'abonné et d'amis.

Si j'ai bien suivi le principe, un abonnement permet de suivre l'actualité (le Mur) d'une personne, sans faire formellement partie de ses amis. Ceci permet d'assouplir un peu, ou plutôt de renforcer, la confidentialité des informations publiés sur votre profil. En effet, jusqu'à présent, il n'existe que deux états possibles pour définir un profil par rapport à un autre : ami ou inconnu. A présent, on peut lui adjoindre ce profil flou et par conséquent décider si une information sera visible par tous, les abonnés+ les amis, ou seulement les amis. Et je crois qu'une fonction "amis proches", si elle n'est pas déjà active, viendra bientôt.

Et à noter également que google + est maintenant ouvert aux inscriptions !

mardi 20 septembre 2011

Rue89 propose une appli "la guerre des géants du web"

Le site d'information Rue89 propose une petite application pas mal faite autour des "guerres" commerciales que se lancent les acteurs majeurs des NTIC : Google, Apple, Microsoft, Facebook... Les thèmes sont abordés autour de 3 thèmes : bataille des mobiles, bataille de la recherche, bataille des réseaux sociaux.

L'application est grand public et plutôt bien faite.

lundi 19 septembre 2011

La fin du test Acid 3 ?

Enfer ! Le fameux et inaccessible test Acid 3, permettant d'évaluer l'implémentation des "standards" des navigateurs (et révéla la tragédie d'Internet Explorer), vient d'être modifié pour refléter les usages actuels du web... Et du coup tous les navigateurs récents passent le test (pas IE8, quand même ; mais IE9 qui était bloqué jusqu'ici à 95).

Heureusement, un nouveau test, Acid 4 va voir le jour : on va y tester SVG, video, audio, variables CSS et autres nouvelles dispositions HTML5/CSS3..

Bref, on va pouvoir rejouer !

Schéma des poursuites légales

Trouvé sur le site de PC INPACT, au sujet d'un article sur la guerre de brevets entre Apple et Samsung, qui semble se radicaliser plutôt que se calmer, une petite image manifestement créee par Reuters, et que je trouve assez amusante...

Pour qu'une telle bataille se manifeste et se poursuive, il faut vraiment que le jeu en vaille la chandelle : les sommes en jeux sont considérables et vont bien au-delà de ce qu'un constructeur peut espérer gagner en vendant simplement son produit.

Il sera peut-être temps de reconsidérer la façon dont notre époque considère le partage.

Les ennuis continuent pour HP

On peut être leader d'un marché et en difficulté... C'est sans doute le cas d'HP qui multiplie depuis quelques semaines les annonces : baisse de prix puis arrêt de la production des TouchPad, annonce de cession puis de scission de sa production de matériel, rachat d'Autonomy, stratégie incertaine de licence ou de revente de WebOS... Maintenant, c'est une plainte qui est déposé contre la direction financière de la structure, pour avoir présenté de façon incorrecte le bilan de sa division grand public, aboutissant à une estimation erronée de sa valeur boursière.

Selon moi, HP affirme de cette façon que la vente d'ordinateurs PC pour le grand public n'est plus un marché en croissance : la compétition réduit les prix et les marges, l'apparition des smartphones et des tablettes bouleverse le marché et la production : c'est sur la fourniture de services que le marché se recentre, abandonnant aux pays producteurs le soin de distribuer le matériel à vil prix. Le marché des professionnels (serveurs, réseaux) reste profitable.

Moi aussi, j'abandonne la division grand public de vente PC pour me recentrer sur le service : dépannage, installation, réparation, conseil, mise en service et formations. Mêmes causes, mêmes effets : toutes proportions gardées !

vendredi 16 septembre 2011

Nouveau record de vitesse de processeur : AMD !

Via Korben, l'annonce d'un record de vitesse d'un processeur, refroidi par nitrogène liquide et tournant à 8.429 Ghz ! 

ca sert à rien, mais ça représente un processeur environ 4 à 6 fois plus rapide que ceux équipant nos portables. Par contre, à de telles fréquences, le processeur chauffe terriblement et doit être refroidi par des moyens beaucoup plus intenses que la simple ventilation. 

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