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Informatique

Les questions que l'on pose le plus souvent en rendez-vous, les choses que je remarque

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samedi 21 janvier 2012

Remplacement du disque dur d'un iMac

Les ordinateurs Apple ne tombent pas en panne, c'est bien connu. Cependant, un client m'a contacté parce que son iMac 24 pouces était devenu très lent. Selon lui, il mettait plusieurs minutes à démarrer, bloquait souvent en chargeant des pages internet, voire en utilisant iPhoto. Désolant pour un machine de moins de trois ans, donc hors garantie.

Avant de nous déplacer, j'ai proposé à cette personne de réinstaller son système : cela permettrait d'être absolument certain que le problème n'était pas lié à un blocage quelconque du système. J'ai pensé immédiatement au disque dur, ou, mais moins probable, à un défaut de la connexion Internet, comme une puce wifi défaillante. Le client connaissait son affaire, et m'a dit qu'il réinstallerait son système après l'avoir sauvegardé, et me rappellerait si nécessaire.

Il m'a recontacté une semaine plus tard : après quelques jours de mieux, son iMac était redevenu très lent. Cette fois, il fallait intervenir.

Nous avons d'abord testé le disque dur au moyen de l'utilitaire de disque d'Apple sur le CD d'installation, qui nous confirmé que le disque dur était en bon état. Un peu surpris, j'ai procédé à un second test, puis un troisième : systématiquement, le test indiquait que le disque était en bon état.

Nous avons ajouté de la mémoire RAM, passant de 1 Go à 2 Go, pour plus de confort et de fluidité. 

Les symptômes ont persistés. Le système devenait de plus en plus lent, mettant plus de 5 minutes à démarrer - pire qu'un Vista avec 512Mo de RAM ! Nous avons testé la connexion internet sur un autre réseau wifi, sans changement. Je voulais tester l'hypothèse que le système ne bloquait pas en attendant une réponse d'une requête sur Internet - très improbable, mais il faut bien tester pour être sûr.

Pour moi, il était évident que le problème venait du disque dur. Cependant, les tests indiquaient le contraire.

J'ai proposé de prendre le risque d'ouvrir le iMac pour accéder au disque, collé sur la carte-mère. C'est ennuyeux de devoir passer deux ou trois heures à démonter des ordinateurs juste pour changer un disque ou un lecteur DVD, rien n'est fait pour faciliter le SAV et réduire les coûts, comme sur les automobiles modernes, mais nous n'y pouvons rien. Si je me trompais, je ne facturerais pas la démarche. J'ai à peu près sûr de mon coup, et j'en suis devenu parfaitement sûr au moment où, lancer une copie de sauvegarde des données de l'utilisateur, j'obtins plusieurs erreurs de copie imprévues.

Nous avons démonté l'iMac, remplacé le disque dur, réinstallé le système... Et bingo. Fluide, souple, rapide comme au premier jour. Par curiosité, j'ai branché le disque dur en USB externe pour le tester à nouveau : le test m'a renvoyé une erreur en quelque minutes à peine. Erreur de branche, puis erreur critique à la lecture de l'arborescence.

A ce moment, j'ai compris pourquoi le test interne ne détectait pas de problème, ou plutôt j'ai une hypothèse : pour accélérer la procédure, l'utilitaire de disque se repose au moins partiellement sur la lecture des données SMART. Or, cette technologie ne détecte qu'environ 50% des pannes ! Se fondant sur un état SMART OK, l'utilitaire ne réalisait en fait qu'un test partiel de structure de données et renvoyait un résultat "tout va bien". SMART est inaccessible en USB, et donc en branchant le disque dur en USB, l'utilitaire de disque était obligé de réaliser un test complet : arborescence, index, surface... qui plantait au bout de quelques minutes à peine.

Nous avons remis l'iMac en place, connexion Wifi, configuration email, installation d'Office 2008... le tout en quelques minutes et en savourant la belle rapidité d'un iMac fonctionnel ! Avec, en prime, un disque de 320 Go au lieu de 160 Go !

// Case Closed !

jeudi 22 décembre 2011

Exemple frappant

Voilà un exemple frappant d'écran bleu de la mort (BSOD) frappant Windows pour une cause minime et sérieuse, qui démontre brillamment que nul programmeur ne peut prévoir toutes les failles de son code, et que aussi bien la faille de sécurité que le bug font partie de la vie informatique : 

Un simple fragment de code HTML ouvert dans Safari peut faire planter sérieusement windows 7 !

vendredi 16 décembre 2011

récupération de données

Nous avons eu l'occasion de suivre avec une entreprise un cas sérieux et vital de récupération de données.

En effet, le NAS (Network Area Storage, ou familièrement disque dur réseau) de l'entreprise ne répondait plus.

Après quelques tests, il est rapidement apparu qu'au moins un disque de la grappe RAID5 qui composait le NAS était défectueux, et le système avait planté en cours de reconstruction : le pire cas possible. Une sauvegarde de secours aurait dû permettre de récupérer les données, mais le système n'avait pas été vérifié depuis des années et était en réalité désactivé.

Nous avons contacté Recoveo, de qui nous sommes partenaires via la FRP2i, qui nous a immédiatement conseillé : 

  • en cas de problème de disque dur, faire un clone du ou des disques défectueux et travailler depuis cette copie
C'est une manœuvre un peu plus longue et plus chère (il faut racheter x disques de même volume) mais infiniment plus fiable.
Nous avons pu réaliser un clone de chaque disque (4x 1 To), cependant il nous a été impossible de procéder à la reconstruction de la grappe RAID5, qui nécessite des logiciels professionnels très spécialisés (et coûteux).
Nous avons donc transmis les disques et le serveur à Recoveo, qui s'est chargé de la reconstruction du volume et de la récupération des données. Nous avons ensuite opéré le retour sur site, la réinstallation du serveur et la reconfiguration des sauvegardes (en RAID10).
Les points importants à retenir : 
  • Les disques durs sont un des éléments les plus fragiles d'un ordinateur (taux de panne de 5 à 25% selon les gammes).
  • Plus les disques durs sont importants, plus il est long et coûteux de récupérer leur contenu
  • Toujours faire une sauvegarde double des données vitales (par exemple sur un m-disque ou sur un hébergeur distant)
  • Vérifier régulièrement les sauvegardes
  • Il est en général possible de récupérer ses données, si on s'y prend tôt et sans faire d'erreur (comme de forcer le fonctionnement d'un disque défectueux). Les récupérations demandent du temps et de la méthode.
  • Pour une entreprise, il peut s'avérer payant d'inclure les frais de récupération de données dans sa police d'assurance.

jeudi 15 décembre 2011

Un support format DVD inaltérable : le M-Disque

J'ai été contacté aujourd'hui par une société qui propose un nouveau format, le M-disque, censément indestructible(durée de vie estimée : 1000 ans. Gonflé, mais aussi peu risqué ; qui retrouverait son ticket de caisse après 1000 ans ??). 

Le principe est de remplacer la couche réflexive des CD / DVD par un composé minéral inaltérable. Un peu de lecture sur le sujet sur macgeneration.

Le support est lisible sur un lecteur DVD / BR standard, mais nécessite un graveur spécial (d'après le commercial qui m'a contacté, pas plus cher qu'un graveur DVD, soit ~30 euros).

Une étude américaine, que je n'ai pas eu le temps de lire, n'aurait constaté sur différents tests aucune dégradation du support.

Si c'est vrai, et avéré, c'est une option très intéressante pour conserver ses archives !

jeudi 6 octobre 2011

Pourquoi Windows tombe en panne et pas Macintosh ?

Voilà bien une question de fond, que l'on m'a posé peut-être dix milliards de fois. 

Il est tout neuf ! Comment peut-il être en panne ?

Mais je l'ai fait réparer il y a deux mois !?

Hier soir il marchait très bien !

J'ai entamé la réponse à cette question dans un billet précédent. Et le débat Mac/PC, discussion propice au troll s'il en est, se focalise souvent sur l'affirmation que "les Mac plantent moins que les PC". Est-ce vrai ?

Ma position est que c'est faux. Mais pour parvenir à cette réponse, il convient de définir un peu mieux le cadre du débat.

Premièrement, il faut garder en tête que le marché des PC personnels équipés de Windows représente environ 90 % du marché des ordinateurs personnels. Ce chiffre est fluctuant, notamment avec l'arrivée des tablettes, mais Apple représente au niveau mondial moins de 7% des systèmes d'exploitation équipant les ordinateurs personnels. Cela varie selon les pays : il gravite autour de 10% aux USA.

Cela implique qu'en valeur absolue, il y aura beaucoup plus de Windows que de Mac OS en panne, simplement parce qu'ils sont, et de très très loin, plus nombreux sur le marché. Cela ne nous renseigne pas sur le taux de panne, c'est à dire le pourcentage de panne pour un produit donné, chiffre que les constructeurs, dont Apple, gardent jalousement secret. 

D'un point de vue matériel, Apple évite le bas de gamme : on peut en déduire que le taux de panne des composants les plus fiables sera plus faible que sur les PC - puisqu'on compare un peu des torchons et des serviettes en comparant un MacBook Air à 1500€ et un PC Packard Bell à 450 €.

 Apple n'est pourtant pas sans défaut : on se rappelle des batteries qui chauffent et explosent sur les macbook 17 pouces il y a quelques années, les condensateurs des cartes-mères des iMac 22 pouces G5, des cartes graphiques nVidia qui chauffent et finissent par cramer.... J'ai moi-même changé sur des Macintosh des disques durs, des écrans LCD, des lecteurs DVD, des Time Capsules qui chauffent et finissent par perdre toutes les données...

Bref, d'un point de vue matériel, c'est bonnet blanc et blanc bonnet. Il faut garder à l'esprit que les "PC" équipé de "Windows" ne représente pas un marché homogène : on trouve des PC de différentes marques, plus ou moins satisfaisantes, et des versions très différentes de Windows. On ne peut pas comparer pied à pied un PC HP de 2001 avec Windows 98 SE et un PC Asus de 2010 avec Windows 7. Les plantages très fréquents de Windows 98 ont marqué les esprits et contamine encore la perception que l'on a de Windows comme OS. Microsoft doit composer avec un très grand nombre de composants différents et s'adapter sur tout un tas de matériels différents (même si le marché des constructeurs s'est bien réduit, et que les normes de fabrication sont devenus effectives, ce qui fait, par exemple, que Windows Vista/7 soit capable d'installer tout seul un grand nombre de pilotes spécifiques après une réinstallation "from scratch".)

Alors qu'Apple est un marché relativement homogène : la marque contrôle le matériel et le logiciel ; par exemple, Mac OS X ne fonctionne pas sur les processeurs AMD, point à la ligne. En simplifiant l'écosystème, Apple réduit le spectre des cas possibles à implémenter d'un point de vue logiciel, le système est donc plus simple, et ce qui est plus simple tombe moins en panne. 

Ces deux modèles de développement (compatible / fermé) résultent d'un choix conscient de la part des deux compagnies. Le système compatible a permis à Microsoft de conquérir la majeure partie du marché, et a même été pendant une période pratiquement monopolistique. Le système fermé a permis à Apple de se créer un marché de niche sur des points différentiants comme le design, la fiabilité (supposée), et la qualité du SAV (réelle). Deux stratégies qui n'ont pas à être opposées, mais complémentaires, et qui permettent un choix bienvenu, à mon estime.

Et n'oublions pas que sans Microsoft et son système imparfait, mais flexible, compatible, et peu coûteux : il n'y aurait tout simplement pas de marché. Un autre système aurait vraisemblablement pris sa place, mais nous ne saurions dire si Apple aurait su s'y insérer.

Ensuite, d'un point de vue logiciel, il existe à mon avis une très grosse différence entre un utilisateur PC et un utilisateur Mac. L'utilisateur Macintosh se reconnaît comme non-expert : il configure son système et l'utilise. Ses contacts l'utilisent de la même façon. Basta.

L'utilisateur PC, lui, est généralement environné d'un grand nombre de contacts qui ont tous leurs préférences et passent leur temps à lui lancer des liens, des versions d'évaluations et des conseils d'optimisations sans intérêt que l'on s'empresse d'installer, au détriment de la stabilité du système. Sans compter les jeux, les smileys, les logiciels de chat et de téléchargement que tout adolescent n'a de cesse de mettre en place, sans la moindre considération, encore une fois, pour la stabilité.

L'économie du PC fait que votre ordinateur est généralement livré avec une ribambelle de logiciels d'essais, inutiles et souvent nuisibles qui ralentissent le système. De fait, ce n'est pas Microsoft que je blâme : ce sont les bundles logiciels idiots que les constructeurs installent (dans le but de réduire les coûts et de proposer une pseudo-offre complète). Et ce sont généralement les logiciels installés qui plantent le système, pas Windows qui plante tout seul.

C'est un peu la différence entre utiliser une voiture, et tuner sa voiture. Je gage que le risque d'embrouille est bien plus élevé dans le second cas.

Personnellement, en quinze ans d'utilisation de Windows, je n'ai jamais eu besoin de le réinstaller. Pourquoi ? Parce que je sais ce que je fais avec - et surtout ce qu'il ne faut pas faire. Je ne télécharge pas de logiciels pour les essayer. Je n'éprouve pas le besoin "d'optimiser" mon système. Je le maintiens à jour et ne m'impatiente pas quand le système fait une opération complexe. Résultat : mon PC ne plante pas.

Et les utilisateurs Mac fonctionnent pour la plupart comme moi. Apple a crée un système d'exploitation fiable et performant, et s'efforce de le conserver tel quel. Afin d'y parvenir, la firme maintient le contrôle sur ce que l'on peut installer sur le Macintosh, et les options de réglages sont conservées très simples. Le système n'est pas livré avec des versions bidons d'antivirus, de traitement de texte, de fonds d'écrans rigolos ou de logiciels de chat. Keep. It. Simple. Stupid. 

Microsoft a créer un système d'exploitation fiable et performant, mais ne peut pas contrôler la façon dont il est commercialisé. Son système est livré avec un grand nombre d'options, de modules et de versions d'évaluations compliquées. Just. Stupid.

Pied à pied, installons un Windows de base (depuis un CD) et un Mac OS : le système mac est un peu plus complet grâce à iTunes, iPhoto et Mail ; mais les système se valent. Depuis Windows XP, Microsoft a entrepris un gros travail de stabilisation et d'ergonomie sur son système, qui commence à porter ses fruits avec Windows 7. Windows 8 sera certainement une bonne surprise. 

Mais Microsoft doit composer encore une fois avec un élément qu'Apple peut ignorer : la compatibilité avec les versions antérieures. Quand Steve Jobs a repris Apple en main et conduit le développement de Mac OS X sur une base Unix, il a pris le risque d'obliger tous ses utilisateurs à migrer et abandonner une grosse partie de ses logiciels. Il a tout refait de zéro, ou presque (avec juste une option pour utiliser des logiciels Mac OS 9 sur une plateforme X, mais qui n'a jamais bien fonctionné). Microsoft ne peut pas faire cela. Sa position d'immense leader l'oblige à rester compatible. Quand il change de noyau (XP -> Vista par exemple), les utilisateurs se plaignent. Et 90% d'un marché mondial qui se plaint, ce n'est pas la même chose que 5% (et même 3% en 2000).

Microsoft doit planifier ses virages avec beaucoup plus de précautions que Apple, lequel, en outre, bénéficie d'une base de fans quasi-hystériques à la limite du prosélytisme.  D'un point de vue marketing, Apple a quelques atouts qui ont été bien mieux maîtrisés que n'a su le faire Microsoft. 

Mais techniquement, c'est kif-kif bourricot. Et c'est de plus en plus vrai : bien sûr, Apple a toujours crée une meilleure expérience utilisateur. Time Machine est incomparable face à la sauvegarde intégrée de Windows (à la limite inutilisable). iTunes, base essentielle de la stratégie Apple, n'a pas d'équivalent dans le monde compatible. iPhoto est concurrencé par Picasa, qui n'est pas un produit Microsoft. Sans mentionner le fait que du fait de sa faible part de marché, Mac OS n'est pas un marché de choix pour les concepteurs de virus. Et en outre, il n'est pas exclu que le positionnement CSP++ d'Apple implique une cible d'utilisateurs moins perméable aux stratégies grossières de ces derniers.

Apple a crée un produit avec moins de fonctions, mieux calibrées. La gestion de l'énergie sur les systèmes Windows est nulle face à celle d'Apple : encore une fois, il est beaucoup plus facile de gérer cela quand on contrôle l'écosystème depuis l'EFI et les spécifications matérielles jusqu'à l'API qui les contrôlent.

Kernel Panic existe sur Apple ; BSOD sur Windows. Tout système d'exploitation peut planter. J'ai débuggé des Mail qui ne parvenait plus à créer de dossiers sur le système de fichiers (et sans problème hardware), des macbook avec 1 Gb de RAM si lent qu'une mise à jour prenait presque trois heures, un Finder qui ne parvenait plus à gérer les vignettes d'aperçu de ses propres fichiers... Et j'ai fait la même chose sur PC - dans des rapports proportionnels de 1 à 100, j'en reviens à la notion de part de marché... 

Sur un PC, 80% du temps, c'est l'utilisateur qui fait planter le système. Une mise à jour trop longue ? J'éteins le PC, tant pis... et je plante le système qui se retrouve à gérer des versions différentes de bibliothèques essentielles. Une pub pour un logiciel qui va soi-disant améliorer mon Windows ? Allez, je l'installe... et j'installe avec le petit logiciel publicitaire qui va m'ouvrir des fenêtres toutes les cinq minutes. 

L'utilisateur de PC se méfie de son système, l'utilisateur Mac lui fait confiance. Cela provoque une attitude différente. (et oui, cette différence provient d'un positionnement marketing, lui même provenant d'une stratégie commerciale ; mon propos est de dire que cette différence n'est PAS technique). Quand un Mac met deux heures à effectuer une mise à jour, l'utilisateur Mac attend. Quand un PC met deux heures à faire une mise à jour, l'utilisateur PC s'impatiente et l'éteint. Et le plante.

Si je résume mon opinion sur le sujet :

  • Traitant des mêmes concepts, il n'y a pas de différences fondamentales entre un Mac et un PC
  • Les utilisateurs ne sont pas les mêmes et donc n'ont pas les mêmes attentes, la même culture, ni le même budget
  • Microsoft doit composer avec sa stature de super-dominant, ce qui lui interdit toute souplesse technique ou commerciale
  • Apple a su créer un positionnement marketing très précis (et très rentable)
Voilà, c'est déjà assez long, je vais m'arrêter ici. J'espère ne pas avoir été trop confus, et surtout rappelez-vous que je suis agnostique. J'aime les deux mondes, qui ont tous les deux beaucoup à offrir. Comparer les deux, c'est comme comparer une Renault Clio et une Audi TT, puis suggérer que Renault est nul en oubliant la VelSatis (par contre je n'y connais rien en voiture alors, excusez si je me trompe, et conservez l'esprit de l'analogie).
Quand j'entends les arguments de l'un et l'autre camp, je ne peux m'empêcher de penser au mot de Sacha Guitry : "Ce qui probablement fausse tout dans la vie c'est qu'on est convaincu qu'on dit la vérité parce qu'on dit ce qu'on pense."
Et je concluerais sur ma réponse à la question initiale "les Mac plantent-ils moins que les PC ?" : "Non, mais les utilisateurs PC s'efforcent de le faire penser, et les utilisateurs Mac y contribuent encore plus !".

mardi 6 septembre 2011

Article intéressant sur la définition, la dimension et la résolution des écrans

... et des nombreux problèmes que cela pose. Même si l'ensemble des notions n'est pas indispensable à l'utilisateur de base, le rappel des définitions du premier chapitre peut vous aider à comprendre et choisir votre écran.

vendredi 13 mai 2011

Tom"s Hardware nous parle de la fiabilité des disques durs

Cet article de Tom's Hardware étudie, à partir de sources intéressantes et sérieuses (un rapport statistique de Google (pdf) et une étude des Drs Schroeder et Gibson), ainsi qu'en interrogeant de grands datacenter et hébergeurs, un petit bilan très lisible sur la fiabilité générale des disques durs, et accessoirement, compare la fiabilité relative des disques dur mécaniques et des SSD.

Mon propre bilan se traduit par mon mantra habituel sur la micro-informatique personnelle : faites des sauvegardes. On ne sait jamais quand votre disque dur tombera en panne, car il tombera probablement en panne !

samedi 19 mars 2011

Faille 0-day

Une petite faille 0-day pour commencer le weekend. Comme quoi la sécurité est un domaine très complexe, en voici un exemple limpide. Une méthode (non détaillée) permet de faire planter une dll commune à Adobe Reader et Flash Player, et une exploitation de cette faille se promène dans la nature (enfin, plutôt la culture). Actuellement, il s'agit d'un fichier excel contenant un fichier Flash (swf) qui conduit au plantage, et celui-ci à l'exécution d'un code arbitraire (disons, un virus).

Ce type de faille est typique : il vise une technologie très répandue (flash, adobe reader), présente sur pratiquement toutes les machines, rend vulnérable toutes les plateformes, quel que soit l'antivirus ou la version de windows, en bref, il n'existe pas de moyen de s'en prémunir. Actuellement, c'est un fichier excel envoyé par mail qui est le vecteur de la faille, mais on pourrait très bien imaginer un site internet utilisant Flash dont la simple consultation pourrait infecter un ordinateur le visitant. Tous les firewalls, antivirus et procédures seraient impuissants contre l'exploitation d'une faille 0-day.

Pardon : on appelle faille 0-day une vulnérabilité touchant un logiciel dont les détails sont exploités et diffusés avant même que l'éditeur dudit logiciel ne soit au courant. Il n'existe donc pas de correctif pour une faille 0-day. En principe, un découvreur de faille de vulnérabilité est censé prévenir l'éditeur pour lui permettre de résoudre le problème avant de diffuser les détails de sa découverte (généralement, 30 jours). Les chercheurs en sécurité peuvent ainsi faire leur travail de recherche sans compromettre (ou aider à compromettre) les ordinateurs du réseau. Une faille 0-day est une faille exploitée immédiatement, sans prévenir quiconque, dans le simple objectif de profiter de l'aubaine. On peut acheter des failles 0-day auprès de spécialistes sans scrupules sur Internet.

jeudi 17 mars 2011

Entretenir son ordinateur

On me demande parfois quel entretien est nécessaire sur un ordinateur, et on me parle alors dans la foulée généralement de défragmentation, de Ccleaner, et d'antivirus.

Bien que je ne sois pas un grand fan de Ccleaner (dont je ne vois pas exactement l'intérêt, mais qui se positionne très efficacement), on ne peut nier que l'entretien ordinaire que font les utilisateurs de leur ordinateur est mieux que rien, mais ce n'est pas ce à quoi je pense. Un entretien complet et efficace comprendrait un certain nombre d'étapes, que je vais essayer de détailler dans une série de notes.

Premier ennemi : la poussière

Une image vaut mieux qu'un long discours :

Poussière accumulée dans le processeur et tombée sur la carte graphique.jpgTriplé !On dirait l'entrée d'une caverne...06-IMG_5612.jpgRAM pleine de poussièreVentilateur de portable

Le plus simple est d'utiliser un pinceau à poils durs pour nettoyer le radiateur du processeur, les pales du (des) ventilateur(s), et un compresseur pour nettoyer un bon coup tout la poussière accumulée - notamment l'alimentation. Une bombe à air sec peut également être utilisée (mais c'est un peu cher) - sur les ordinateurs portables, il est recommandé de le faire régulièrement, pour éviter l'accumulation. En effet, certains modèles imposent de démonter toute la coque pour accéder au ventilateur, ce qui rend le nettoyage effectif du ventilateur/dissipateur très compliqué. De même, évitez d'utiliser un ordinateur portable sur une nappe, une couette, et tout autre tissu : l'aspiration de l'air va emporter des particules de tissu et de poussières qui vont boucher l'aération. Un portable qui surchauffe est un portable en sursis. Il existe des supports ventilés et mêmes des tapis absorbants qui peuvent résoudre ce problème.

samedi 16 octobre 2010

Réalité Diminuée

Vidéo intéressante : un logiciel permettant de faire disparaitre en temps réel un élément d'un flux vidéo (dans les faits, il faut que le contexte soit relativement uni pour que le résultat soit vraiment invisible).
Un élément de plus pour manipuler la réalité - comment la télévision et le podcast vidéo vont-ils s'emparer d'une telle capacité ? La vidéo et la photographie ne sont plus des témoins de la réalité - ils deviennent vecteurs d'un message. Bien entendu, il a toujours été possible de truquer aussi bien photo que vidéo (les effets spéciaux ne sont que cela) mais jamais il n'aura été aussi facile de le faire sans de coûteux moyens.

jeudi 14 octobre 2010

Sidération

Je suis sidéré (d'où le titre) par cet article de PCInpact.

Quelques mots préalables d'explication : chaque fois que vous consultez une page internet, quelques informations sont enregistrées sur le dispositif que vous utilisez (votre ordinateur, l'ordinateur du bureau, votre smartphone...). Cette série de données comprend votre adresse IP et sa localisation, votre système d'exploitation et sa version, votre navigateur et sa version, l'heure, la langue, la page demandée, la résolution de votre écran, la page précédente de votre historique, entre autres.

Ce n'est pas vraiment fiable, et le statistiques ne sont pas tout à fait juste : l'échantillon testé n'est pas parfaitement représentatif, les variables fournies peuvent être truquées, mais cela donne une image de la population qui visite un site donné. Régulièrement, on compile ces données pour un grand nombre de site et on produit des statistiques.

En l'espèce, on y apprend notamment qu'Apple progresse (légèrement) et Windows régresse (très légèrement) sur le marché des systèmes d'exploitation. Les mobile représentent une part de plus en plus importante du trafic.

Ces constats, prévisibles, ne sont pas l'objet de ma sidération. Non, ce qui me sidère, c'est la troisième et quatrième ligne des classements des sites et des groupes de presse internet les plus visités, à savoir Eorezo. 

Eorezo est un logiciel publicitaire, à la limite du virus, que je trouve régulièrement installé sur beaucoup de machines. Ce petit programme ouvre régulièrement des fenêtres internet sur votre ordinateur et affiche de la publicité. Il consomme des ressources et ralentit souvent le fonctionnement de l'ordinateur. Pour s'installer, eorezo utilise un système d'installation embarqué, ainsi que certains services propres, comme vous afficher la météo et d'autres services. Cette page détaille l'étonnante quantité de programmes qui peuvent inclure le moteur eorezo. Ce n'est pas un virus dans la mesure où il ne s'installe pas tout seul : c'est l'utilisateur qui va le chercher et l'installe sans le savoir (ou sans faire attention, ce qui revient au même). Imaginons que l'utilisateur cherche un jeu, ou un programme de copie de CD : il va lancer une recherche sur le net. S'il ne fait pas attention à l'endroit d'où il télécharge son programme, il peut très bien installer eorezo en même temps que le programme qu'il cherchait initialement. C'est une pratique courante sur internet : si vous installer Adobe Reader, vous pouvez très bien vous retrouvez avec la barre d'outils Google en plus. Je trouve, personnellement, que ce n'est pas une pratique très saine que de compter sur le manque d'attention des utilisateurs pour propager un produit.

Une fois installé, eorezo va modifier votre page de démarrage des navigateurs par le site lo.st (ça vous dit quelque chose ?). Et il va vous afficher de la pub très régulièrement.

Bref, tout ça pour quoi ? Et bien la réponse est dans l'article qui motive ce billet. Eorezo, c'est plus de 83 millions de pages vues par mois. En modifiant votre page de démarrage et en détournant votre navigateur pour afficher ses publicités, eorezo parvient à se classer juste à côtés des Skyblogs, des Pages Jaunes et du journal l'Equipe ! Alors que eorezo ne produit absolument aucun contenu ! Ca laisse estimer des revenus publicitaires très confortables. Evidemment, dans la jungle commerciale, tous les coups sont permis. Cela montre l'importance du flux financier que représente la publicité, et comment celle-ci peut être utilisé pour construire un 'business model'. On me demande souvent : mais à quoi servent ces programmes ? Et bien, manifestement, à gagner de l'argent.

Pour finir, eorezo joue malgré tout le jeu et reste un "utilitaire" légal : il est tout à fait possible de le désinstaller très facilement. Allez dans Ajout/suppression de programmes (XP) ou Programmes et fonctionnalités (Vista/7) et supprimez les programmes eoengine, eorezo (et tout ce que commence par eo) et un autre programme, plus caché, qui s'appelle SoftwareUpdate (tout attaché, sans mentions de marque de société).

Il vous restera ensuite à remettre vos pages de démarrage par défaut, et modifier l'url des nouveaux onglets par défaut (voilà une modification que la désinstallation d'eorezo devrait faire automatiquement).

lundi 6 septembre 2010

Pourquoi des virus ?

C'est un exemple extrême - cas d'école d'un détournement très bien réalisé, d'un malfaiteur un peu chanceux, mais très parlant. Lire l'article.

Il est fréquent que les malfaiteurs (j'évite le mot pirate, connoté et recouvrant trop de choses mal délimitées) utilise des virus pour récupérer de l'argent, mais le moyen d'un virement, et surtout d'un virement aussi important, est assez rare.

Le plus souvent, le moyen pour un éditeur de logiciels malfaisants de faire de l'argent est de :

- vous pousser à acheter un produit bidon (typiquement, un pseudo-antivirus) ;

- récupérer vos coordonnées bancaires (carte de crédit) pour les utiliser ou les revendre ;

- utiliser une portion de votre ordinateur à son usage personnel.

Restez vigilant ! Et n'hésitez pas à parler à votre banquier de conditions d'usage d'une interface bancaire Internet : quelles sont les protections techniques et légales de leur utilisation ?

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